Robin Simon
founder
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La culture de l'excellence : un regard forgé par le
franc-parler et la rigueur des plus grands entraîneurs
De l'hippodrome de Compiègne aux pistes de Normandie
L’école de l’instinct
Une vocation ne s'explique pas, elle se vit. La mienne a pris racine dans les allées de l’hippodrome du Putois à Compiègne. À 17 ans, en 2010, je
délaissais volontiers les salles de classe pour une éducation plus rudimentaire : celle des pistes et des écuries. Prince de la débrouille et entrepreneur né, je gagnais mes entrées dans ces lieux mystérieux, là où l’on ne rentre que lorsque l'on est du sérail. C’est dans ce théâtre de sueur et d'élégance que je me suis laissé investir par le mystère équin. La noblesse du cheval n'était plus un secret, elle devenait un parfum, un grand cru dont les tanins résonnaient avec les battements de mon propre cœur.
L’héritage des maîtres
Mon regard s'est forgé au contact de personnalités "brut de décoffrage", ces gardiens de la France d’Audiard. J'ai puisé dans le franc-parler et la culture de bon nombre d'entraîneurs. Leur rigueur, leur tempérament, leur professionnalisme ainsi que leur élégance — écho à mes affinités pour la vénerie et les châteaux — m’ont appris le respect du travail et la valeur de l’émerveillement. Dans une société qui s'essouffle, leur grandeur reste pour moi un espace de labeur sacré.
Des destins croisés
L'essor hippique m'a adopté au détour de rencontres qui marquent une vie. Il y a eu le tragique départ du jockey Benjamin Boutin, un tournant décisif dans ma conscience d'homme et de photographe. Il y a eu aussi cette première vente symbolique, en 2011 : un tirage pour Jean-Paul Gallorini. Le destin fait parfois des boucles parfaites. Des années après, j’ai retrouvé la route de Jean-Paul Gallorini. En m'ouvrant ses portes, il a permis à l'aventure de repartir de plus belle, conjuguant ma fascination pour le cheval avec un sens aigu des réalités.
Perles de Grands Prix aujourd'hui
Aujourd'hui, mes "clics" photographiques sont les ambassadeurs des sabots que je poursuis. Mes pas sont rythmés par le tempérament passionné de bien des professionnels et la grâce des pur-sang. À travers mon objectif, je ne cherche pas seulement l'image, mais à traduire en pages artistiques les fruits sacrés de ces amitiés équines.
Les éclaireurs de l'arène : le sacre des fins limiers
Sous le ciel changeant où se dessine le destin des courses, une nouvelle génération de pronostiqueurs s'avance : les chiens de chasse.
Nobles et pratiques, ces fins limiers ne se contentent pas d'observer ; ils habitent la piste. D’un museau frémissant, ils parcourent les herbes hautes, reniflant les pistes et les indices que l'œil humain ne saurait saisir. Là où nous ne voyons que de la poussière, ils respirent la victoire, détectant les gagnants au gré des caprices de la météo et de l'âme du vent.
Ils lisent le monde en nuances invisibles, portés par les parfums d’écuries musqués et le secret des pedigrees gravés dans le sang des champions. Plus qu'une intuition, c'est un art sauvage. Croyez-en leur instinct souverain : entre flair et certitude, ils font l'affaire !